
Conception de voirie et d’égouttage
Réaménagement de la N6 : une voirie plus sûre, plus fluide et mieux adaptée à l’eau
Le réaménagement de la chaussée de Mons (N6) à Sint-Pieters-Leeuw montre comment un projet de voirie locale peut répondre à plusieurs enjeux à la fois. En collaboration avec AWV, Aquafin et la commune de Sint-Pieters-Leeuw, Sweco travaille à un aménagement équilibré qui réunit sécurité routière, accessibilité, gestion de l’eau et qualité de vie.
- Expertise:
- Transport & Mobilité
- Client
- AWV, Aquafin, commune de Sint-Pieters-Leeuw
- Lieu
- Sint-Pieters-Leeuw
- Services
- Traffic & Mobility, Landscape & Public Space, Integrated Water Management, techniques civiles et génie hydraulique
- Partenaires
- Willemen Infra et Connect
Dans les projets de voirie locale, il ne s’agit pas seulement de circulation. Une route donne aussi accès aux logements et aux commerces, accueille les cyclistes et les piétons, structure l’espace public du quartier et joue un rôle croissant dans la gestion climatique de l’eau. Pour la N6, Sweco combine donc les expertises Traffic & Mobility, Landscape & Public Space, Integrated Water Management, techniques civiles et génie hydraulique. Il en résulte une conception où mobilité, technique et environnement sont pensés ensemble.

Un profil routier plus sûr pour tous les usagers
Sur un tronçon de 2,5 kilomètres, la chaussée de Mons reçoit un nouveau profil. La voirie actuelle en 2×2 bandes est transformée en aménagement 2×1. Cette nouvelle organisation libère de l’espace pour des pistes cyclables séparées, des bandes réservées aux bus et des trottoirs plus larges. Le profil devient plus lisible et plus sûr pour les cyclistes, les piétons, les transports publics et le trafic motorisé. Des voiries de desserte permettent de séparer le trafic local vers les commerces du trafic de transit, ce qui réduit les mouvements de croisement dangereux.
Accessibilité et fluidité en équilibre
Une route locale de liaison doit assurer une circulation fluide tout en restant accessible à celles et ceux qui y habitent, y travaillent ou y entreprennent. Le projet combine donc une structure de circulation plus simple avec des traversées sûres, de l’espace pour les transports publics et une desserte réfléchie des habitations et des commerces. Pendant les travaux, le trafic de transit reste possible sur la chaussée de Mons, avec une bande par direction. Ce phasage limite les nuisances et maintient le fonctionnement du quartier.
Une voirie adaptée au climat grâce à une gestion intégrée de l’eau
Le réaménagement offre aussi l’occasion de lutter structurellement contre les problèmes d’eau. Sous la chaussée, de grands éléments d’égouttage en béton stockent temporairement l’eau de pluie avant de l’évacuer progressivement vers la Zuunbeek. Un réseau d’égouttage séparatif distingue les eaux usées des eaux pluviales. Des séparateurs d’hydrocarbures purifient l’eau de pluie des résidus d’huile et de carburant avant son rejet. Dans le nouveau Wilderpark, l’eau retrouve aussi de l’espace en surface grâce à des zones d’infiltration ouvertes, des bassins tampons et un aménagement naturel.

Une exécution intelligente pour limiter les nuisances
Le projet demande aussi des choix précis sous la surface. Une importante conduite d’eau potable de Farys passe sous la chaussée de Mons. Comme cette conduite traverse la Zuunbeek, la solution retenue est le forage dirigé sur environ 750 mètres. Cette technique permet de renouveler la conduite sans rouvrir la chaussée. L’impact sur l’environnement immédiat reste ainsi limité, tandis que l’exécution demeure techniquement robuste.