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photo of a drainage pipe in an industrial context

10 août 2026

Temps de lecture :10min

Sweco Belgium

Pour l’industrie, l’eau est à la fois une matière première, un auxiliaire de procédé, un fluide de refroidissement, un vecteur de transport et un milieu récepteur. Cette évidence est toutefois mise à rude épreuve. La qualité de l’eau en Flandre n’atteint pas les objectifs européens, tandis que l’échéance de la directive-cadre sur l’eau se rapproche. D’ici décembre 2027, l’Europe demande que les eaux souterraines et de surface atteignent un bon état écologique et chimique. Pour les entreprises industrielles, la qualité de l’eau devient dès lors un facteur stratégique pour les permis, les investissements et la continuité des activités.

Chez Sweco, le mois d’août est placé sous le signe de l’eau. Nous considérons l’eau comme un système global, car elle ne s’arrête ni à la limite d’une parcelle, ni à une conduite de rejet, ni aux abords d’un parc d’activités. Chaque intervention a un impact sur l’ensemble du cycle de l’eau : des précipitations, de l’infiltration et des eaux souterraines à l’eau de process, aux eaux usées, aux eaux de surface et à la réutilisation.

Pour les acteurs industriels, cette vision systémique est aujourd’hui plus importante que jamais.


Nous sommes à cinq minutes de minuit pour la qualité de notre eau. Nous ne pouvons plus nous permettre de faire comme si de rien n’était. Si nous voulons convaincre l’Europe que la Flandre œuvre réellement à l’amélioration de la qualité de l’eau, tout le monde doit se mobiliser : les pouvoirs publics, l’agriculture, l’industrie, le secteur de la nature, les administrations locales et les gestionnaires de l’eau. Sinon, à partir de 2027, nous serons confrontés à une insécurité juridique majeure, voire à un gel des permis.

Jo Brouns, ministre flamand de l’Environnement dans De Standaard, 8 juin 2026

D’un enjeu environnemental à un risque pour les permis

Les récents avertissements du ministre flamand de l’Environnement, Jo Brouns, montrent à quel point ce dossier est devenu urgent.

À partir de 2027, la Flandre devra pouvoir démontrer à l’Europe pourquoi les objectifs n’ont pas été atteints et quelles mesures ciblées sont effectivement prises.
À partir de 2028, l’Europe devrait contrôler plus strictement la qualité de l’eau, avec davantage d’obligations contraignantes.

Toute entreprise qui effectue des rejets, s’agrandit, renouvelle son permis ou planifie de nouvelles activités devra démontrer de manière de plus en plus solide que son activité :

  1. ne provoque aucune détérioration du cours d’eau récepteur,
  2. ne compromet pas l’atteinte du bon état écologique et chimique.
Gamechanger voor proper water: eerste nazuivering voor micropolluenten

Respecter la norme de rejet autorisée ne suffit plus

La directive-cadre sur l’eau repose à la fois sur le principe selon lequel aucune détérioration n’est autorisée et sur le principe dit « one out, all out » :

si un seul paramètre n’est pas conforme, l’ensemble de la masse d’eau n’atteint pas le bon état.

Un rejet peut donc respecter la norme individuelle tout en restant problématique pour le système aquatique récepteur. L’évaluation porte de moins en moins uniquement sur les normes de rejet individuelles, et de plus en plus sur l’impact global sur le cours d’eau.

Parmi les éléments pris en compte figurent notamment :

  • la qualité existante de la masse d’eau réceptrice ;
  • les concentrations de fond de certaines substances ;
  • l’impact cumulé de plusieurs rejets ;
  • la capacité de charge écologique du système aquatique ;
  • la contribution du rejet à une éventuelle détérioration ;
  • la faisabilité de mesures complémentaires.

C’est précisément pour cette raison qu’une stratégie intégrée de l’eau est nécessaire. Nos consultants considèrent les eaux usées industrielles comme une partie intégrante du cycle complet de l’eau : depuis le prélèvement d’eau jusqu’à l’impact sur les eaux de surface et les eaux souterraines.

La capacité à documenter le suivi devient de plus en plus importante dans les concertations avec les autorités, les gestionnaires de l’eau et les parties prenantes – et renforce la sécurité juridique des permis pour les nouveaux projets, les extensions ou les renouvellements de permis.

Wim Kerstens, responsable d’équipe Water for Industry chez Sweco

Pesticides, PFAS, TFA, sels et métaux : la pression s’accentue

Pesticides

Dans l’industrie alimentaire, des résidus de pesticides ou des produits de dégradation, comme des métabolites tels que le 1,2,4-triazole, peuvent se retrouver dans l’eau de process via les légumes, les fruits ou d’autres matières premières réceptionnées.
Lorsque les produits sont lavés, ces substances peuvent rejoindre le système aquatique via les eaux usées industrielles.

Cela soulève des questions complexes.
Par où la substance entre-t-elle dans l’entreprise ?
Dans quels sous-flux la concentration est-elle la plus élevée ?
Quelles techniques d’épuration sont faisables ?
Quelle responsabilité incombe à chaque maillon de la chaîne ?

PFAS

Les PFAS restent également un enjeu majeur. Les PFAS peuvent être liés aux processus de production, à une pollution historique, aux opérations d’extinction ou aux eaux de ruissellement sur les sites industriels.

Ces substances peuvent également rejoindre le système aquatique via les eaux de drainage, les eaux d’infiltration, le rabattement de nappe ou les rejets.

Évolution des connaissances

La classification récente du TFA comme substance préoccupante illustre la rapidité avec laquelle les connaissances scientifiques, les classifications européennes et les attentes des pouvoirs publics peuvent évoluer.

Les entreprises ont tout intérêt à disposer de stratégies hydriques robustes, afin d’anticiper également les futurs renforcements des normes et l’apparition de nouveaux paramètres.

Paramètres classiques

Par ailleurs, des paramètres classiques tels que les chlorures, les sulfates, le cobalt, l’azote et le phosphore demeurent importants.

En particulier lorsque ces substances sont déjà présentes à des concentrations élevées dans la masse d’eau réceptrice, un rejet industriel supplémentaire peut accroître la pression sur le système aquatique.

Cinq actions que votre entreprise peut mettre en œuvre

N’attendez pas qu’un renouvellement de permis ou une extension soit officiellement lancé.
Analysez dès aujourd’hui les flux d’eau, rejets ou rabattements de nappe susceptibles d’avoir un impact sur les eaux de surface et les eaux souterraines.

Une approche solidement étayée commence par un audit ciblé de l’eau. Celui-ci consiste à échantillonner différents sous-flux, tels que les eaux du premier lavage, les eaux du deuxième lavage, l’eau de process et l’effluent. Il permet ainsi d’identifier où les concentrations sont les plus élevées et où les interventions auront le plus d’effet.

Il ne s’agit pas seulement d’un exercice technique. C’est aussi une question de capacité à démontrer les efforts entrepris. Si vous pouvez prouver que vous surveillez, testez, optimisez et prenez des mesures raisonnables, vous serez en position plus solide dans les concertations avec les autorités, les gestionnaires de l’eau, les clients et les autres parties prenantes.

Pour les entreprises qui rejettent des eaux usées industrielles dans les eaux de surface, l’évaluation d’impact à l’aide de l’outil Weser de la Société flamande de l’environnement joue un rôle de plus en plus important.

Lorsque, dans le cadre de nouveaux permis ou de renouvellements de permis, un ou plusieurs paramètres s’avèrent critiques, cela peut entraîner des conditions supplémentaires, une justification plus approfondie, un monitoring plus strict ou la nécessité d’un traitement plus poussé.

C’est pourquoi il est essentiel de lancer cette analyse avant la constitution du dossier de permis. Une compréhension précoce des paramètres critiques, des points de blocage potentiels et des mesures réalistes renforce la sécurité juridique des permis et évite les mauvaises surprises à un stade avancé.

Lorsqu’une évaluation d’impact montre que les normes de rejet existantes ne permettent pas d’atteindre la qualité requise, une approche MTD+ peut s’imposer.

Une étude MTD+ recense systématiquement :

  • quelles mesures de traitement ou de procédé supplémentaires sont possibles : à la source, dans un sous-flux ou en bout de chaîne ;
  • si elles sont techniquement faisables dans le contexte local de l’entreprise ;
  • quels coûts d’investissement et d’exploitation y sont associés ;
  • si la mesure est économiquement viable pour l’entreprise.

Cette évaluation est essentielle pour objectiver les choix, justifier les mesures proposées et renforcer le dossier de permis.

Un monitoring structurel démontre qu’en tant qu’entreprise, vous connaissez, suivez et maîtrisez activement votre impact sur l’eau. Cette capacité à le démontrer devient de plus en plus importante dans les concertations avec les autorités, les gestionnaires de l’eau et les parties prenantes – et renforce la sécurité juridique des permis pour les nouveaux projets, les extensions ou les renouvellements de permis.

Faites la différence grâce à une stratégie de l’eau proactive

La plus grande erreur que les entreprises puissent commettre aujourd’hui est d’attendre qu’un renouvellement de permis ou une extension soit officiellement à l’ordre du jour. À ce stade, le temps est compté, les alternatives sont plus difficiles à étudier et la marge de concertation se réduit.

Une stratégie proactive de l’eau offre davantage de possibilités.
C’est aujourd’hui essentiel, en particulier pour les secteurs fortement consommateurs d’eau, tels que l’industrie alimentaire, les entreprises (pétro)chimiques, les sites logistiques et les gestionnaires d’infrastructures.

Sweco vous accompagne de l’analyse à la mise en œuvre

Sweco accompagne les acteurs industriels à chaque étape de leurs défis liés à l’eau, avec des solutions techniquement faisables, économiquement justifiables et solides sur le plan des permis.
Nous combinons des expertises en hydrologie, environnement, écologie, procédés et aménagement du territoire pour réaliser :

  • des évaluations de l’impact des eaux usées industrielles ;
  • la préparation et l’interprétation du test de Weser ;
  • des campagnes de monitoring et d’échantillonnage ;
  • des audits de l’eau et des analyses de sous-flux ;
  • des études MTD et MTD+ ;
  • l’optimisation des procédés et l’identification de mesures à la source ;
  • la sélection et l’évaluation des techniques d’épuration ;
  • des analyses coûts-bénéfices ;
  • l’accompagnement dans les procédures de permis et de concertation ;
  • des stratégies de réutilisation de l’eau, de stockage tampon, d’infiltration et de limitation des rejets ;
  • l’élaboration d’une stratégie de l’eau scientifiquement étayée.

Nous allons toujours au-delà du point de rejet.
Une mesure n’est durable que si elle s’intègre dans l’ensemble du système aquatique et dans la réalité opérationnelle de l’entreprise.

Vous souhaitez savoir

Quel est l’impact de votre rejet sur le système aquatique ?
Quels paramètres sont critiques ?
Quelles mesures sont faisables pour votre entreprise ?

Sweco vous aide à faire les bons choix avant que la qualité de l’eau ne devienne un risque pour vos permis.

 

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