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beeld van hoe een woonzone eruit kan zien: wandelende mensen, woningen, bomen

14 octobre 2026

Temps de lecture :10min

Sweco Belgium

Comment les données, les connaissances locales et l’expertise territoriale aident les communes à traduire leur politique du logement en actions concrètes.

Les enjeux liés au logement placent les pouvoirs locaux face à des choix complexes en matière d’accessibilité financière, d’obligation de rénovation, de densification et de préservation des espaces ouverts. Une politique du logement permet de cerner précisément les besoins locaux et de les traduire en choix politiques concrets. Dans cet article, les planificateurs stratégiques Hans Tindemans et Maxime Le Roy expliquent comment ils accompagnent les administrations locales dans cette démarche.

« Notre politique du logement est confrontée à plusieurs défis », explique Maxime. « D’une part, la population a profondément évolué : le nombre de personnes isolées augmente, tout comme celui des personnes âgées. Ces groupes ont des besoins en matière de logement différents de ceux des familles traditionnelles. Or, l’offre de logements est longtemps restée largement axée sur le rêve flamand : une maison individuelle quatre façades avec un grand jardin. L’accessibilité financière constitue également un enjeu majeur pour de nombreux publics. À cela s’ajoutent l’obligation de rénovation, qui représente un coût important, et la pression croissante sur les marchés de l’achat et de la location. »

« Dans leur politique spatiale, les communes doivent par ailleurs souvent articuler leurs choix en matière de logement avec le bouwshift, c’est-à-dire la transition vers une utilisation plus parcimonieuse de l’espace », ajoute Hans. « Or, un ancien schéma de structure ne suffit généralement plus. Elles doivent donc élaborer un nouveau plan stratégique, en tenant compte de l’évolution démographique et des zones où elles souhaitent, ou non, densifier l’habitat. »

kaart van Lommel met verschillende zones

Identifier les besoins locaux en logement

Les défis liés au logement varient fortement d’une commune à l’autre. Il est donc essentiel de commencer par comprendre le fonctionnement actuel du marché local du logement et d’anticiper son évolution.

La politique du logement peut y contribuer. Elle rassemble notamment des données relatives à la composition et à l’évolution de la population, aux besoins résidentiels des différents publics, à l’offre existante, à son accessibilité financière ainsi qu’au patrimoine communal. Ces éléments permettent aux pouvoirs locaux d’identifier à temps les lacunes dans l’offre de logements et d’y apporter des réponses ciblées.

« Nous analysons l’évolution de la population en tenant compte des tendances démographiques. Sur cette base, nous cherchons à cartographier de manière très concrète les besoins et les attentes en matière de logement », précise Maxime.

 Au-delà des chiffres

Les données constituent une base essentielle pour une politique du logement. Leur disponibilité a longtemps posé problème. Aujourd’hui, les provinces mettent toutefois à disposition des données chiffrées de plus en plus complètes, ce qui permet de mieux étayer les politiques du logement.

« Une interprétation correcte de ces données reste néanmoins indispensable. La situation varie fortement d’une région et d’une commune à l’autre. Au sein de chaque commune, il faut donc bien comprendre les réalités qui se cachent derrière les chiffres », souligne Hans.

Cette interprétation commence par une question fondamentale : pour qui l’offre de logements doit-elle fonctionner aujourd’hui et demain ? C’est pourquoi nous n’analysons pas uniquement des moyennes, mais aussi les besoins de différents groupes cibles. « Nous nous concentrons surtout sur des groupes que nous distinguons selon plusieurs caractéristiques. Leurs besoins déterminent en partie le type de logement qui leur convient ainsi que le segment de marché auquel ils peuvent accéder », ajoute Maxime. L’âge, la composition du ménage et la situation socio-économique sont autant de facteurs déterminants.

Prendre le pouls du marché

Les chiffres ne suffisent pas : une analyse solide nécessite également une bonne connaissance du terrain. En associant d’autres acteurs — agents immobiliers, promoteurs, acteurs du logement social et habitants —, nous mettons en lumière des tendances qui ne sont pas encore, ou pas suffisamment, visibles dans les sources de données disponibles.

« Nous cherchons ainsi à comprendre ce qui se cache derrière les chiffres », explique Maxime. « Les agents immobiliers et les promoteurs peuvent, par exemple, nous indiquer qu’un bien mis en location attire immédiatement des dizaines de candidats et qu’il est loué en une heure. Ce type d’information ne ressort pas des données disponibles, mais il nous aide à obtenir une image fidèle de la situation sur le terrain. »

Les habitants peuvent eux aussi apporter des informations précieuses. À Lommel, nous avons par exemple organisé une enquête auprès des habitants de moins de trente ans. « Nous voulions comprendre pourquoi certaines personnes quittent la commune », raconte Maxime. « Partent-elles parce qu’elles recherchent un autre cadre de vie ou souhaiteraient-elles rester dans la commune, mais ne trouvent-elles pas de logement abordable ? La différence est fondamentale. »

beeld van hoe een woonzone eruit kan zien: wandelende mensen, woningen, bomen

Transition vision zone résidentielle transporteur urbain, Lommel

Le logement dans son territoire

Les choix d’une commune en matière de logement ne peuvent être dissociés d’autres enjeux territoriaux. Le logement est étroitement lié à la densification, à la mobilité, à la sécurité hydrique, à l’adaptation climatique, au paysage, à l’énergie et au patrimoine. Comment traiter les bâtiments existants dans une perspective patrimoniale ? Quelle place accorder à l’énergie et à la durabilité ?

« Les plans de politique spatiale constituent souvent le point de départ de nos politiques du logement », explique Hans. « Le lien avec les autres enjeux territoriaux est donc immédiat. »

Hans évoque une mission récente menée à Walden, où Sweco a contribué, pour trois communes, à l’élaboration de plans de politique spatiale à partir des enjeux liés au logement. Une réflexion spécifique a été menée sur l’ancrage de l’habitat dans le paysage. Le marché du logement y est sous pression, alors que les communes souhaitent simultanément renforcer au maximum leurs qualités paysagères.

« Dans ce projet, nous avons été invités à examiner attentivement les enjeux liés à l’eau », poursuit Hans. « Certaines vallées de ruisseaux sont, par exemple, sensibles aux inondations, surtout lors de précipitations intenses. Cela a un impact sur les possibilités de développement résidentiel. L’enjeu du logement est donc étroitement lié au climat, au paysage et à l’eau. »

Construction neuve et patrimoine existant

L’enjeu du logement ne se limite pas à la création de logements supplémentaires. Aujourd’hui, les logements neufs ne sont accessibles et abordables que pour une part relativement limitée de la population. Si l’on part d’une croissance démographique et d’une augmentation des besoins en logement, il est essentiel de s’interroger sur la forme que doit prendre cette nouvelle offre et sur les besoins auxquels elle doit répondre.

« Outre le fait que la construction neuve n’est pas nécessairement abordable pour tous, on continue à miser fortement sur la maison familiale moyenne, alors qu’il existe déjà une offre importante de grandes maisons familiales », souligne Maxime.

C’est pourquoi les politiques du logement portent tout autant sur le patrimoine existant. De nombreux logements nécessitent une rénovation, mais peuvent, une fois rénovés, devenir plus abordables ou mieux adaptés à certains groupes cibles. De grandes habitations bien situées peuvent éventuellement être subdivisées, tandis que des formes d’habitat collectif peuvent également apporter une réponse.

Le patrimoine des pouvoirs locaux fait lui aussi partie de cette réflexion. Les communes disposent souvent de bâtiments et de terrains, ce qui pose la question de leur devenir. Au-delà des considérations financières, la durabilité et le potentiel de développement de logements destinés à des groupes cibles spécifiques entrent également en ligne de compte.

« Il ne s’agit donc pas seulement de créer des logements supplémentaires », résume Maxime. « Il faut aussi se demander si l’offre disponible est adaptée aux personnes qui doivent en bénéficier aujourd’hui et demain. »

Un menu d’options pour la politique du logement

Les pouvoirs locaux n’ont pas uniquement besoin d’une politique du logement : ils ont aussi besoin de repères pour traduire les constats en actions concrètes. Nous constatons que la demande d’opérationnalisation des politiques du logement ne cesse de croître.

« Que peut faire concrètement une administration locale pour agir sur l’offre ? Comment peut-elle orienter le marché vers davantage d’accessibilité financière ou vers une offre destinée à des groupes cibles spécifiques ? Ce sont des questions auxquelles elle doit répondre », explique Maxime.

C’est pourquoi nous avons développé un cadre orienté vers l’action sous la forme d’une matrice, comparable à un menu d’options. Celle-ci associe les défis les plus fréquents en matière de logement à des actions politiques possibles, en s’appuyant sur l’expérience acquise dans le cadre de politiques et de projets antérieurs. Pour chaque action, il est possible d’identifier les groupes cibles concernés, l’incidence financière et les moyens humains nécessaires, ainsi que les points d’attention organisationnels ou juridiques.

« De nombreuses politiques du logement s’arrêtent à des conclusions générales. Notre objectif est de fournir aux pouvoirs locaux des outils concrets qu’ils peuvent réellement mettre en œuvre », ajoute Hans.

Grâce à une approche intégrée, nous combinons les connaissances relatives aux besoins résidentiels, au marché du logement et aux instruments de politique publique. Lorsque c’est nécessaire, nous les complétons par une expertise issue d’autres disciplines, telles que l’énergie, le climat et la gestion du patrimoine. Nous traduisons ensuite ces connaissances croisées en un cadre étayé qui aide les pouvoirs locaux à faire des choix ciblés. « La valeur ajoutée de Sweco réside précisément dans notre capacité à réunir des expertises complémentaires », conclut Hans.

Vous souhaitez mieux cerner les enjeux du logement dans votre commune ? N’hésitez pas à contacter nos experts.

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